Présentation éditeur (Mille et Une
Nuits)
"Le Terrier, l'une des dernières nouvelles écrites par Franz Kafka (1883-1924), est celle où se mêlent avec le plus de violence l'issue inexorable d'une destinée tragique et
une extraordinaire distanciation comique. L'humour noir atteint ici un paroxysme. Un troglodyte nous fait partager l'extrême ingéniosité de sa vie enterrée, et ce lieu de sécurité maximale
devient celui de tous les dangers ; lieu où ta paix du « chez-soi » devient mortelle : un tombeau pour l'éternité. "
Commentaire:
Une nouvelle inachevée. Franchement déçu, non pas par le thème, qui est du reste très mystérieux (difficile de dire si le narrateur est un humain, une
taupe ou un autre animal encore), mais par la teneur du récit, qui relève plus de la circonvolution narrative que d'une véritable structure avec un début, une fin et une évolution entre l'un et
l'autre. Ca tourne en rond du début à la fin, on a l'impression de revenir sans cesse au point de départ, et au final, comme la nouvelle n'a pas de fin, on n'est pas plus avancé... Je ne sais
plus trop ce qui m'avait attiré dans cette nouvelle, mais ça me donne pas envie de fouiller davantage dans l'oeuvre de Kafka, ce qui est peut-être un tort... Peut-être aurais-je dû commencer par
Le procès ?
Présentation éditeur (10/18)
"L’auteur de Moins que zéro décrit dans son second livre une nouvelle descente aux enfers qui se situe dans l’université. Ses héros, des étudiants issus d’une bourgeoisie typée, trempent,
d’une dérive à l’autre, dans les illusions du sexe et de la drogue, sur un fond de rock... Tout cela au moyen d’une écriture sobre, rapide et brute. Avec ce magnifique et troublant roman, Bret
Easton Ellis nous replonge cet univers noir des années 80, à la rencontre d’une génération désinvolte, cynique et surtout à la recherche de son identité. "
Commentaire:
Comme - me semble-t-il - souvent avec Ellis, pas vraiment d'histoire, mais un portrait de la jeunesse bourgeoise des années 80 particulièrement décadent et donc
troublant. A noter aussi une structure assez originale, où chaque chapitre est une vision personnelle de l'un des personnages : 4 ou 5 personnages principaux se relaient sans cesse (+ quelques
intervenants secondaires) avec bien souvent des interprétations très différentes des évènements qu'ils vivent, en fonction généralement des substances qu'ils ont ingurgitées. J'avais lu il y a
quelques années Moins que zéro qui m'avait fait une bonne impression, mais je pense que celui-ci est plus abouti encore. De quoi donner envie de lire la suite de son oeuvre, c'est
certain.
Règle numéro 1 : ne jamais être trop sûr de ses certitudes. Pas plus tard qu'hier, dans mon avant-propos, je plastronnais en fustigeant maladroitement le narcissisme de la majorité des auteurs de
blogs.
Tombé par hasard sur le blog "Je déteste les nanas", tenu par une certaine Lili. Tout ce que je sais d'elle, c'est qu'elle apprécie Houellebecq (bon début) et tient une chronique au
style pétillant, maniant l'absurde et la légèreté avec un certain brio. Et tout ça en parlant essentiellement d'elle-même et de ses petites expériences quotidiennes.
Mouais, quel est le con qui a prétendu que trainer sur un blog nombriliste permettait de se rassurer sur sa propre valeur ? Je me sens un peu minable sur ce coup là. Pris au piège du
donneur de leçons, oubliant un peu vite que même sans parler directement de ma petite personne, je me célèbre moi aussi tous les jours en mettant en avant mes petits goûts très
sûrs... C'était un peu vite oublier que l'égocentrisme est un des fondements de la nature humaine, certains le pratiquent simplement avec plus de talent et de classe que d'autres, et ça me
semble être le cas de cette mystérieuse Lili.
http://jedetestelesnanas.hautetfort.com/
par Hank
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Divers
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Le thème de la clochardise n'est pas
nouveau au cinéma, il y avait eu le clochard suicidaire dans Boudu sauvé des eaux (de Jean Renoir) avec Michel Simon dans les années 30, puis le clochard chic et
cultivé dans Archimède le clochard de Gilles Grangier avec Jean Gabin dans les années fin 50 ; on avait connu plus tard le remake américain de Boudu avec Nick Nolte (Le
clochard de Beverly Hills), ou encore Chienne de vie de et avec Mel Brooks, de même que, sous un angle un chouia plus dramatique, Une époque formidable avec Gérard Jugnot
et Richard Bohringer, mais j'avais jusqu'à présent peu eu l'occasion de voir un film sur ce thème traité d'une manière dépourvue d'élément comique pour se concentrer sur l'aspect dramatique du
sujet. Vide comblé avec Le saint de Manhattan, dans lequel on retrouve Danny Glover et Matt Dillon dans une histoire d'amitié assez poignante. Le premier - vieux briscard de la dèche -
prend le second - paumé et souffrant de troubles mentaux - sous sa protection. Les deux hommes se cherchent des raisons d'exister, se mentent à eux-mêmes en se projetant dans l'avenir dans
un milieu qui n'en a aucun, simplement pour se donner une raison de survivre. Un film assez remarquable, disponible en dvd à un prix assez dérisoire. Profitez-en si vous ne l'avez pas encore vu.
par Hank
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Présentation
éditeur (Folio)
"Dix nouvelles de la grande romancière américaine. Tout le monde prend vie en quelques secondes, et s'impose à nous : tueurs évadés du bagne, un général de
cent quatre ans, une sourde-muette, une jeune docteur en philosophie à la jambe de bois, un Polonais que la haine des paysans américains accule à une mort affreuse, et, grouillant à
l'arrière-plan, les petits fermiers, les nègres paresseux et finauds.
Les braves gens ne courent pas les rues, telle est la morale assez pessimiste qui se dégage de ces récits. Flannery O'Connor possède, comme Dickens, le don de la caricature mais aussi un humour
implacable, une fantaisie grinçante jusque dans le tragique et l'horreur. "
Commentaire:
Le titre de ce recueil de nouvelles était prometteur. La présentation de l'éditeur aussi, d'une certaine manière. Or, j'ai laissé tomber ce livre après seulement deux nouvelles.
Le côté grinçant et l'humour de cette romancière réputée ne m'a pas sauté aux yeux. J'ai trouvé un style trop conventionnel à mon goût, un ton presque enfantin. Pas la trace d'une remarque un
tant soit peu en accord avec la causticité inspirée par le titre. Autrement dit, rien qui ne m'incite à aller plus loin que les deux premières nouvelles de ce recueil...
Commentaires Récents