Présentation éditeur (10/18)
"La merveilleuse histoire d'une virée fantastique à travers l'Amérique des années 60 ! Un trio inoubliable, très Jules et Jim, prend la route, entre un joint, deux cuites et trois parties
fines, pour s'en aller faire sauter un barrage du côté du Grand Canyon du Colorado. Selon Michel Lebrun, si ç'avait été un polar, ç'aurait été le meilleur de l'année. En tout cas, on n'oubliera
pas de sitôt les aventures savoureuses et les portraits tendres de ces trois héros que Jim Harrison dépeint dans le style flamboyant qui est sa marque. "
Commentaires :
Premier roman lu de cet auteur que je désirais découvrir depuis longtemps. C'est le premier, mais ça ne sera certainement pas le dernier. Un bon jour pour mourir
contient tout ce que j'attends d'un bon roman : des personnages auxquels on s'attache dès les premieres pages, de l'émotion, tout ça sur fond d'aventure, de désespoir, et d'Amérique profonde des
années 60/70. L'histoire tourne autour de deux amis fraichement rencontrés accompagnés d'une jeune femme - girlfriend et amie d'enfance pour l'un, sujet de convoitise et de fantasmes pour l'autre
- qui, propulsés par une surconsommation d'alcool et de drogues, se sont mis en tête de démolir des barrages et rendre ses droits à une nature qu'ils estiment mutilée par l'activité humaine.
S'ensuit un long périple à travers l'Amérique, où le trio élabore un plan échevelé, voguant de motel en motel, de bar en bar (voire de bordel en bordel), au rythme de l'émiètement d'un amour
d'adolescents sur le point de s'éteindre, et d'un amour impossible naissant.
Le style d'Harrison est vigoureux, précis, et touchant, ses personnages sont vivants, un grand roman à mon avis, et qui se lit très - presque trop - vite.
Prochaine étape : Nord-Michigan ou Dalva
Présentation éditeur (Livre de Poche)
:
"(...) Chronique d'une famille bordelaise entre l'affaire Dreyfus et le krach de Wall Street, Le Noeud de vipères offre les coups de théatre, les surprises d'un vrai roman.
La satire et la poésie y coexistent miraculeusement. C'est le chef-d'oeuvre de Mauriac, et l'un des grands romans du XXème siècle."
Commentaires :
Très intéressante lecture, un roman sous forme de journal d'un vieillard en fin de vie (confession qu'il destine d'abord
à sa femme qui n'a jamais cherché à voir ce qui se cachait sous la carapace en des décennies de vie commune) confiant ses frustrations et sa haine à l'égard de sa famille qu'il accuse -
légitimement - de chercher à s'emparer de sa fortune par tous les moyens. Le narrateur dresse un portrait peu flatteur de ses enfants et petits-enfants, dont l'immoralité sous couvert de
protection des intérêts familiaux rend finalement à mes yeux le comportement aigri et haineux du patriarche très attachant.
Un roman qui se lit très vite, et dépeint la nature humaine du début du 20eme siècle sous un angle tout aussi peu flatteur que ce qu'on peut constater de nos jours (immoralité, appat du
gain, égoïsme exacerbé...), malgré la forte influence de la religion à cette époque (particulièrement dans le milieu bourgeois dépeint par l'auteur), piété de pacotille que dénonce sans cesse
Mauriac dans ce livre.
Présentation éditeur (Livre de Poche)
"Bukowski est un écrivain considérable. Un homme en marche. Un homme étincelant. Avec l'énergie du désespoir, il secoue comme un vieux sac notre civilisation fin XXème
siècle. Et ce qui tombe n'est pas joli, joli. C'est brutal." Claire Gallois, Le Figaro
"Toutes les histoires de Bukowski sont aussi vraies qu'infectes et, en cela, font honneur à la littérature : il raconte ce que les autres enjolivent et dissimulent. Le sexisme, la misère du
quotidien, la violence et les sentiments de ceux qui se curent le nez. Et c'est pour ça qu'il gêne : il parle à tout le monde." Jean-François Bizot
Commentaire :
Assurément une révélation pour moi cet été, je m'attendais à quelque chose de glauque et de malsain, je trouve en fin de compte un auteur attachant et
d'une franchise quasi inégalée. Certains appèleront ça de la vulgarité, mais Bukowski faisait de cette vulgarité et de sa crudité un art, l'art de parler vrai, sans ne jamais rien édulcorer, sans
interdit non plus. Sa vie n'a jamais été drôle, battu par son père dans son adolescence, errant de manière quasi ininterrompue dans la misère et l'alcoolisme jusqu'à sa mort, Bukowski ne manque
pourtant jamais d'humour. D'une manière parfois même hilarante, il se met en scène dans ce recueil de nouvelles dans des situations parfois très scabreuses, sans ne jamais se soucier de son
image, du qu'en-dira-t-on... On se dit qu'il y a certainement une grosse part de vérité dans ces tranches de vie aux relents de vômi, de sang, de sperme et de sueur. Et tout ça sans
misérabilisme, sans noirceur excessive. On sort de cette lecture en enviant la liberté de ton de Bukowski, en se disant que, loin du paria que nombre de personnes ont sans doute voulu en faire,
Bukowski devrait être élevé en modèle ! Le "pas grand-chose", le "vieux dégueulasse" comme il se nommait lui-même - certainement sans une once de fausse modestie - a pour moi tout du génie, ni
plus, ni moins...
Il existe au moins deux façons d'appréhender l'usage d'un blog. La première consiste à s'offrir une vitrine personnelle, à se célébrer chaque jour, montrer à quel point on est
beau, entouré de monticules d'amis, et que la phonétique est l'avenir de l'écriture (lol, mdr, hihi...hihan?). J'avoue, ce genre de blog nourrit parfois mon voyeurisme, il est tellement
réconfortant de s'assurer qu'il y a toujours plus con que soi, quelque part, près de nous.
Le rôle de celui-ci sera simplement de garder une trace de mes lectures, et éventuellement d'intéresser quelques visiteurs à certains auteurs, ou au moins amener des discussions sur les oeuvres
et auteurs en question.
Je ne parlerai pas seulement de livres, mais aussi de musique (rock et pop essentiellement), de cinéma, et d'un peu tout ce qui me passera par la tête.
Bien vu, ça ne fera jamais qu'un énième blog batard, et dépourvu d'originalité. En même temps, je n'aspire à aucune innovation. Que peut-on encore bien inventer dans ce vieux monde d'ailleurs ?
:-p
par Hank
publié dans :
Divers
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