"Mon bureau s'ouvre sur un petit balcon, et par sa porte vitrée je peux voir les lumières des voitures sur l'autoroute du Port, jamais elles ne
s'éteignent, long ruban incandescent, sans début ni fin. Toute cette humanité en marche ! Vers où se dirige-t-elle ? Que pense-t-elle ? Ne sait-elle pas que nous courons tous à la mort ? Quelle
mauvaise farce ! Voilà qui devrait nous faire aimer notre prochain, mais, non, on s'y refuse. Les banalités quotidiennes nous accablent et nous terrorisent, et le néant nous
dévore."
Extrait du journal intime Le capitaine est parti déjeuner et les marins se sont emparés du bateau de Charles Bukowski, disponible en Livre de Poche et chez Grasset (Traduction de Gérard Guégan).
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